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Activités et Actions CR

Retour sur la soirée Chauve-Souris du 22 août 2025 à Mours


Nous étions une trentaine de participants pour cette quatrième édition de la nuit de la chauve-souris que nous organisions avec Viviane et Pierre Bancel spéléologues passionnés par les chiroptères et membres du Comité Départemental de Spéléologie du Val d’Oise. Cet animal « EXTRAORDINAIRE », comme l’a mentionné Pierre à plusieurs reprises lors de sa conférence, est assez méconnu du grand public. Les nuits d’été, des silhouettes zigzaguent à la nuit tombée dans le ciel sans bruit, difficile à voir ou d’en déterminer l’espèces.

Lors de cette conférence, différents thèmes ont été abordés : biologie, menaces, les différentes espèces, etc. Comme toutes les espèces vivant la nuit, elles sont un peu inquiétantes et victimes de préjugés. Pourtant c

es espèces sont un élément essentiel de l’équilibre biologique.

Ces mammifères volants sont des grandes consommatrices d'insectes, elles sont très utiles pour la lutte contre les ravageurs de cultures et des forêts. Elles peuvent consommer 600 insectes par heure. La pipistrelle peut manger jusqu'à 100 000 moustiques en une année. Avant d'hiberner les chiroptères se gavent d'insectes et prennent 30% de poids supplémentaire pour passer l'hiver. Certaines espèces vont mettre bas dans les pays Baltes et hivernent en Espagne.

35 espèces de chiroptères sont présentent en France dont 22 en Ile de France, 1/3 de ces espèces sont en danger. Les populations ont chuté de 40 % en dix ans en France. Principales causes, les activités humaines et la disparition de leur habitat.

Comme les oiseaux insectivores, les chauves-souris sont victimes de la disparition des insectes. Une autre menace pèse sur elles, les éoliennes. Le souffle des pales est mortel, il provoque des lésions internes qui entrainent la mort de ces mammifères volants. La solution serait d'arrêter ponctuellement les éoliennes dans les endroits les plus fréquentés quand la vitesse du vent est inférieure à 6 km/h. Au-delà de cette vitesse du vent les chiroptères ne chassent plus.

25 % des espèces forestières logent dans les arbres creux. Le maintien de ces vieux arbres en forêt est donc essentiel.

Pour se déplacer, ces mammifères nocturnes suivent les linéaires de haies ou les lisières de forêt pour se repérer dans l'espace. Il est donc essentiel de conserver les haies dans les campagnes pour la protection des chiroptères. Elles fuient les grandes plaines céréalières.

Les coupes des arbres creux, la rénovation des bâtiments, la fermeture des clochers, la disparition des granges et des greniers entrainent une disparition des abris estivaux ou hivernaux. Pour pallier cette disparition, il est possible de mettre en place de simples nichoirs artificiels. Fixé à 3 m du sol, pour éviter la prédation par les chats et orienté au sud.

 

Retrouvez la brochure de l’ARB consacrée aux chauves-souris : natureparif_liste_rouge_chiropteres-_web_pages.pdf (arb-idf.fr)

 

A la suite de la conférence, nous sommes allés observer les chauves-souris dans le parc du domaine des pères blancs à Mours. 5 espèces ont été contactées et observées, nos capteurs acoustiques ont confirmé la présence de trois espèces de pipistrelles (commune, de Kuhl, de Nathusius), de la noctule commune et de l’oreillard roux. 

Merci à la ville de Mours et aux Pères blancs pour leur accueil. 

Retour en images sur cette soirée :

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